L’attachement aux règles de l’art, aux conduites de tailles intelligentes sont des principes d’arbo-riculture ornementale moderne, en opposition avec la taille dite «drastique».
La taille raisonnée s’immiscera dans le paysage français au début des années 1980 : « 80 pour cent des arbres des villes françaises ont fait l’objet d’élagages drastiques pendant la période des trente glorieuses et jusque dans les années 1990. Les retombées s’en font encore ressentir aujourd’hui. »1
Aujourd’hui, la dendrobiologie ayant beaucoup évolué, principalement grâce aux travaux des chercheurs A. Shigo, C. Mattheck, F. Hallé et C. Drenou, on s’accorde pour dire que l’élagage drastique est néfaste au bon développement de l’arbre, et souvent injustifié.
Il est intéressant de considérer qu’une forme d’amalgame peut parfois être fait entre la taille rai-sonnée et la “taille douce”.
La terminologie “taille douce” est généralement utilisée en opposition à celle de “taille drastique”. Lorsque les diamètres de coupes restent dans des proportions de l’ordre de quelques centi-mètres, il semblerait que ce seul critère suffise à considérer une taille comme “douce”. Une taille raisonnée s’impliquera toujours quant à elle dans une démarche de diagnostic et de préconisa-tions pertinentes dans un contexte, et ne se contente pas de minimiser les diamètres de coupes.